Jean Paul MINIER est né à Treillières en 1941, d’une vieille famille chapelaine. Il est marié, père de trois grands enfants et grand-père depuis peu. Il est désormais retraité après avoir travaillé dans une grande entreprise industrielle nantaise, puis sur une exploitation agricole en GAEC, puis avoir fondé à Treillières L'escargoterie avec Colette, son épouse.
Il est l’un des fondateurs de Solidarités Ecologie, élu au Conseil municipal de la Chapelle sur Erdre et militant associatif dans l’âme. Dans ses très nombreux engagements (sportifs, parents d’élèves, aide aux chômeurs, Marche au cœur de l’Europe, soutien aux Palestiniens, accès aux bords de l'Erdre…), ses analyses et son sens de l’action sont particulièrement appréciés.
En 2001, il a été le candidat de Solidarités Ecologie à l'élection cantonale et a réalisé un très bon score : 22 % des suffrages, score très proche de celui obtenu par le candidat du PS, Hervé Bocher, devenu conseiller général.
jeudi 10 janvier 2008
Le regard de la candidate sur la surconsommation et la surproduction
Haloween 2007 : un boycott de surconsommation réussi
Ces dernières années, j’avais pris l’habitude de me remémorer la date d’Haloween par les vitrines et les rayons des magasins. Cette année : rien ! Surprise, je me suis demandée pourquoi les magasins n’avaient pas garni leurs rayons de quantité d’objets noirs et orange, comme les années précédentes. La réponse m’est apparue évidente : parce qu’ils n’ont pas vendu les années précédentes !
Waouh ! Ça c’est une bonne nouvelle : nous n’avons pas été intéressés et nous n’avons pas acheté. Un boycott réussi. Le mot « boycott » est bien sûr trop fort car il sous-entend une démarche active, volontaire de refus d’achat. Pour la marchandise d’Haloween, ce n’était pas le cas, c’était un simple désintérêt, silencieux… Et le résultat est là, massif (et il n’a en outre pas empêché les enfants de s’amuser et d’aller frapper aux portes des voisins).
Je m’en réjouis car je pense que l’un des problèmes majeurs de notre société occidentale est la surproduction. Elle dévore nos ressources planétaires à grande vitesse et nous fait crouler sous des tonnes de marchandises, souvent inutiles. On trouve nos stocks d’invendus jusque sur les marchés des pays africains…
La surproduction est à l’origine de la surconsommation (via la création artificielle de « besoins », par la publicité notamment). Et c’est ce qui fait se maintenir notre système économique actuel. Nos dirigeants regrettent d’ailleurs que cela ne fonctionne pas mieux, d’où la commission Attali pour relancer la sacro-sainte croissance, d’où le slogan « travailler plus pour gagner plus »… pour dépenser plus, bien sûr.
Je ne nie pas les difficultés d’argent dans lesquelles se débattent des personnes de plus en plus nombreuses aujourd’hui. Et il est évident que celles-ci ont besoin de plus d’argent, simplement pour vivre dignement. Mais vivre dignement ne signifie pas surconsommer.
Ce même système économique de surproduction et d’obligation de « croissance » est celui qui génère toujours plus d’inégalités depuis 10 ou 20 ans. Cherchez l’erreur ! Ou plutôt le vice de forme. Et en attendant de le trouver, félicitons-nous de ne pas « gober » tout ce qui nous est proposé à consommer. Sachons reconnaître ce qui nous rend vraiment heureux, la simplicité et la convivialité par exemple. Le 24 novembre prochain, ce sera la journée mondiale sans achat (buy nothing day), occasion de réfléchir à tout ça ?
Ces dernières années, j’avais pris l’habitude de me remémorer la date d’Haloween par les vitrines et les rayons des magasins. Cette année : rien ! Surprise, je me suis demandée pourquoi les magasins n’avaient pas garni leurs rayons de quantité d’objets noirs et orange, comme les années précédentes. La réponse m’est apparue évidente : parce qu’ils n’ont pas vendu les années précédentes !
Waouh ! Ça c’est une bonne nouvelle : nous n’avons pas été intéressés et nous n’avons pas acheté. Un boycott réussi. Le mot « boycott » est bien sûr trop fort car il sous-entend une démarche active, volontaire de refus d’achat. Pour la marchandise d’Haloween, ce n’était pas le cas, c’était un simple désintérêt, silencieux… Et le résultat est là, massif (et il n’a en outre pas empêché les enfants de s’amuser et d’aller frapper aux portes des voisins).
Je m’en réjouis car je pense que l’un des problèmes majeurs de notre société occidentale est la surproduction. Elle dévore nos ressources planétaires à grande vitesse et nous fait crouler sous des tonnes de marchandises, souvent inutiles. On trouve nos stocks d’invendus jusque sur les marchés des pays africains…
La surproduction est à l’origine de la surconsommation (via la création artificielle de « besoins », par la publicité notamment). Et c’est ce qui fait se maintenir notre système économique actuel. Nos dirigeants regrettent d’ailleurs que cela ne fonctionne pas mieux, d’où la commission Attali pour relancer la sacro-sainte croissance, d’où le slogan « travailler plus pour gagner plus »… pour dépenser plus, bien sûr.
Je ne nie pas les difficultés d’argent dans lesquelles se débattent des personnes de plus en plus nombreuses aujourd’hui. Et il est évident que celles-ci ont besoin de plus d’argent, simplement pour vivre dignement. Mais vivre dignement ne signifie pas surconsommer.
Ce même système économique de surproduction et d’obligation de « croissance » est celui qui génère toujours plus d’inégalités depuis 10 ou 20 ans. Cherchez l’erreur ! Ou plutôt le vice de forme. Et en attendant de le trouver, félicitons-nous de ne pas « gober » tout ce qui nous est proposé à consommer. Sachons reconnaître ce qui nous rend vraiment heureux, la simplicité et la convivialité par exemple. Le 24 novembre prochain, ce sera la journée mondiale sans achat (buy nothing day), occasion de réfléchir à tout ça ?
novembre 2007
Le regard de la candidate sur notre système économique
(extrait d'une lettre adressée à Télérama)
Le véritable ennemi des pays occidentaux
J’ai lu avec intérêt les positions d’intellectuels disant non à la guerre contre l’Irak. J’ai pourtant été étonnée de certains propos comme « le véritable ennemi des pays occidentaux c’est le terrorisme international ». Pour moi, notre véritable ennemi, c’est le système économique que nous avons créé et imposé à la planète. Notre système économique ne jure que par le profit, il est à l’origine de l’injustice majeure qui règne désormais sur le monde où 80 % de l’humanité vit dans l’extrême pauvreté et la misère. Comment ne pas comprendre que cette situation nourrit un ressentiment et une haine envers l’Occident ?
J’ai lu avec intérêt les positions d’intellectuels disant non à la guerre contre l’Irak. J’ai pourtant été étonnée de certains propos comme « le véritable ennemi des pays occidentaux c’est le terrorisme international ». Pour moi, notre véritable ennemi, c’est le système économique que nous avons créé et imposé à la planète. Notre système économique ne jure que par le profit, il est à l’origine de l’injustice majeure qui règne désormais sur le monde où 80 % de l’humanité vit dans l’extrême pauvreté et la misère. Comment ne pas comprendre que cette situation nourrit un ressentiment et une haine envers l’Occident ?
Notre système accable les pays pauvres, il crée, entretient et amplifie la misère. Les institutions internationales comme le FMI, la Banque mondiale et l’OMC, l’imposent partout et créent misère et désordres là où elles sont censées améliorer la situation. Pour s’en convaincre, il suffit de lire « La grande désillusion » de Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie et ancien sous-directeur de la Banque mondiale (ed. Fayard). Un exemple : pousser les pays pauvres aux cultures d’exportation entraîne la perte des cultures vivrières, la déstructuration sociale et, à terme, la misère. Nous fixons les prix, nous leur vendons « en échange » nos excédents agricoles, produits à grands renforts de subventions. Cette alimentation n’est pas adaptée à leur physiologie et il leur faut acheter le nécessaire qu’ils produisaient naguère.
Notre système économique est en outre le principal responsable des désastres écologiques actuels. Produire, vendre, transporter, consommer… tout et n’importe quoi, pourvu qu’il y ait de l’argent qui s’échange, du profit qui se crée. Peu importe les pollutions engendrées, les extinctions d’espèces (200 chaque jour)… et notre avenir commun, de plus en plus incertain !
Avec le terrorisme, l’Occident récolte ce qu’il a semé et continue de semer. Que tous ces événements nous fassent comprendre l’impérieuse nécessité de modifier nos attitudes ! Commençons par prendre conscience des croyances profondes qui nous ont poussés à cet accaparement planétaire : « il n’y en a pas assez pour tout le monde », « il faut lutter pour vivre », « l’homme doit se battre contre la nature » et plus fondamentalement : « les humains appartiennent à un ordre de l’existant qui est séparé du reste du monde vivant ». Tous les experts sont d’accord : il y en a maintenant assez pour tout le monde, les progrès techniques nous ont donné les moyens de couvrir largement les besoins de l’humanité. Nous n’avons tout simplement pas encore décidé de partager équitablement nos richesses communes.
Geneviève Lebouteux
2003
mercredi 9 janvier 2008
Le regard de la candidate sur le Traité de Constitution Européenne
Je fais partie de ceux qui demandent un nouveau référendum sur le traité "simplifié". Il n'est pas démocratique qu'un texte refusé par les Français, soit ensuite accepté par les députés. Pour une fois que l'on nous demande notre avis par référendum, celui ci n'est pas pris en compte.
Il y aura un rassemblement le 1er février à 20h30 à Nantes, à la Manu, pour demander ce référendum.
J'ai voté non au précédent référendum, refusant que la politique libérale qui fait tant de dégâts sur la planète entière, soit gravée dans le marbre d'une Constitution.
Voilà ce que j'écrivais en 2005 :
Constitution européenne : deux photos superposées
Je viens juste de comprendre pourquoi la constitution que l’on nous propose est si mal fichue, si lourde, si peu lisible : c’est comme s’il y avait deux photos superposées sur la même pellicule.
La première photo, c’est l’héritage du passé. Rappelons-nous, l’Union européenne est née du marché commun (et même avant d’un autre organisme autour du charbon et de l’acier, si ma mémoire est bonne). Bref, l’Union européenne a démarré par l’économie, par le marché précisément. Faire fonctionner un grand marché à plusieurs pays, voilà le but du départ. Et aujourd’hui, il me semble que cet objectif est encore celui d’un bon nombre de décideurs : le marché avant tout et, puisqu’on est au XXIe siècle, ne lésinons pas, le marché libéral, hautement compétitif bien sûr puisque c’est la pensée unique d’aujourd’hui. Le texte qui nous est proposé cherche donc à conserver ce précieux héritage d’une Europe fondée sur le marché et une bonne partie de ce qui a figuré dans les traités précédents est récupérée pour être inscrite en dur dans ce texte. Puisqu’on écrit une constitution, profitons-en pour y mettre ce qui a fait notre fondement depuis le départ, profitons-en pour enfoncer le clou et rendre ce qui vient des traités précédents de plus en plus indélébile : constitutionnel (au sens propre : ce qui nous constitue).
La deuxième photo, qui se superpose à la première, c’est la volonté de poursuivre l’intégration européenne, la volonté d’aller justement au delà d’un simple marché, au delà de l’économie, et de devenir une instance politique : présidence plus conséquente, politique étrangère, affirmation de valeurs communes, politique de défense… Et pour marquer un changement en ce sens, quoi de mieux qu’une constitution commune, dans laquelle on peut affirmer tout cela pour ensuite le mettre en œuvre ?
Seulement voilà, la deuxième photo est loin d’être visible puisqu’elle se superpose à la première. Et le résultat c’est premièrement un texte qui n’a rien à voir avec une constitution (depuis quand inscrire une politique économique dans une constitution ? depuis quand écrire une constitution de plusieurs centaines de pages, non compréhensible par les citoyens sensés la respecter ?). C’est deuxièmement le maintien d’une organisation non démocratique pour légiférer et exécuter les décisions dans des domaines désormais élargis. Que la commission (non élue) soit le seul organe qui propose les lois (votées par les ministres) et qui ensuite les fait exécuter, c’est une collusion dangereuse des pouvoirs. Dangereuse pour la démocratie. C’est déjà le fonctionnement actuel sur les domaines d’intervention de l’UE, ce n’est pas pour cela qu’il est bon. Etant donné que les attributions de l’Union européenne vont s’élargir, il devient absolument nécessaire de revoir ce mode de fonctionnement. Or le texte qui nous est proposé non seulement l’entérine mais, pire, le grave dans le marbre de la constitution. Et par ailleurs, la constitution proposée sera quasi irréformable, il faudrait pour cela une double unanimité : celle des ministres des 25 pays tout d’abord, celle des peuples ensuite !
Je comprends maintenant pourquoi deux personnes de sensibilités proches vont choisir l’une de voter oui l’autre de voter non : elles ne regardent pas la même photo. On va trouver des oui motivés par le libéralisme, des oui motivés par la construction d’une Europe politique, des non de refus d’inscrire le libéralisme dans la constitution, des non vis à vis de la construction politique de l’Europe, des non motivés par le caractère non démocratique du pouvoir qui se mettra en place… A texte confus, réponses confuses, quoi de plus normal ?
Je viens juste de comprendre pourquoi la constitution que l’on nous propose est si mal fichue, si lourde, si peu lisible : c’est comme s’il y avait deux photos superposées sur la même pellicule.
La première photo, c’est l’héritage du passé. Rappelons-nous, l’Union européenne est née du marché commun (et même avant d’un autre organisme autour du charbon et de l’acier, si ma mémoire est bonne). Bref, l’Union européenne a démarré par l’économie, par le marché précisément. Faire fonctionner un grand marché à plusieurs pays, voilà le but du départ. Et aujourd’hui, il me semble que cet objectif est encore celui d’un bon nombre de décideurs : le marché avant tout et, puisqu’on est au XXIe siècle, ne lésinons pas, le marché libéral, hautement compétitif bien sûr puisque c’est la pensée unique d’aujourd’hui. Le texte qui nous est proposé cherche donc à conserver ce précieux héritage d’une Europe fondée sur le marché et une bonne partie de ce qui a figuré dans les traités précédents est récupérée pour être inscrite en dur dans ce texte. Puisqu’on écrit une constitution, profitons-en pour y mettre ce qui a fait notre fondement depuis le départ, profitons-en pour enfoncer le clou et rendre ce qui vient des traités précédents de plus en plus indélébile : constitutionnel (au sens propre : ce qui nous constitue).
La deuxième photo, qui se superpose à la première, c’est la volonté de poursuivre l’intégration européenne, la volonté d’aller justement au delà d’un simple marché, au delà de l’économie, et de devenir une instance politique : présidence plus conséquente, politique étrangère, affirmation de valeurs communes, politique de défense… Et pour marquer un changement en ce sens, quoi de mieux qu’une constitution commune, dans laquelle on peut affirmer tout cela pour ensuite le mettre en œuvre ?
Seulement voilà, la deuxième photo est loin d’être visible puisqu’elle se superpose à la première. Et le résultat c’est premièrement un texte qui n’a rien à voir avec une constitution (depuis quand inscrire une politique économique dans une constitution ? depuis quand écrire une constitution de plusieurs centaines de pages, non compréhensible par les citoyens sensés la respecter ?). C’est deuxièmement le maintien d’une organisation non démocratique pour légiférer et exécuter les décisions dans des domaines désormais élargis. Que la commission (non élue) soit le seul organe qui propose les lois (votées par les ministres) et qui ensuite les fait exécuter, c’est une collusion dangereuse des pouvoirs. Dangereuse pour la démocratie. C’est déjà le fonctionnement actuel sur les domaines d’intervention de l’UE, ce n’est pas pour cela qu’il est bon. Etant donné que les attributions de l’Union européenne vont s’élargir, il devient absolument nécessaire de revoir ce mode de fonctionnement. Or le texte qui nous est proposé non seulement l’entérine mais, pire, le grave dans le marbre de la constitution. Et par ailleurs, la constitution proposée sera quasi irréformable, il faudrait pour cela une double unanimité : celle des ministres des 25 pays tout d’abord, celle des peuples ensuite !
Je comprends maintenant pourquoi deux personnes de sensibilités proches vont choisir l’une de voter oui l’autre de voter non : elles ne regardent pas la même photo. On va trouver des oui motivés par le libéralisme, des oui motivés par la construction d’une Europe politique, des non de refus d’inscrire le libéralisme dans la constitution, des non vis à vis de la construction politique de l’Europe, des non motivés par le caractère non démocratique du pouvoir qui se mettra en place… A texte confus, réponses confuses, quoi de plus normal ?
Geneviève Lebouteux
vendredi 4 janvier 2008
OGM - Rassemblement de soutien pour Henry, agé de 15 ans
Henry agé de 15 ans est convoqué devant le Juge pour Enfants à 09h30 pour le fauchage d'une parcelle de Monsanto le 18 Août dernier à Poinville (28).
Le mardi 15 Janvier à partir de 9h00 au tribunal de Nantes - 19 quai François Mittérand - Nantes (le bloc-noir), un rassemblement de soutien devant le tribunal est organisé pour Henry.
Ce, pour montrer que la région Nantaise et toute la France seront toujours là pour résister à l'imposition des OGM dans nos champs et nos assiettes et à la répression de notre résistance (des condamnations disproportionnées, fichage d'ADN...)
Etre présent, pour leur dire une fois de plus que les faucheurs (ses) volontaires ne sont pas des délinquants mais des éveilleurs de conscience qui assument leur engagement de désobéissance civile face à un gouvernement qui ne respecte pas celui qu’il a pris : de notifier à l’Union Européenne, fin novembre 2007, la clause de sauvegarde sur le maïs Mon 810 (le seul autorisé à la culture).
Défendons nos droits !! Pour les Générations Futures !!
SdN LV - Karine Plantier 06.26.96.17.67 / 02.40.63.87.34
Télécharger le document d'information (213 K°, PDF, 2 pages)
Le mardi 15 Janvier à partir de 9h00 au tribunal de Nantes - 19 quai François Mittérand - Nantes (le bloc-noir), un rassemblement de soutien devant le tribunal est organisé pour Henry.
Ce, pour montrer que la région Nantaise et toute la France seront toujours là pour résister à l'imposition des OGM dans nos champs et nos assiettes et à la répression de notre résistance (des condamnations disproportionnées, fichage d'ADN...)
Etre présent, pour leur dire une fois de plus que les faucheurs (ses) volontaires ne sont pas des délinquants mais des éveilleurs de conscience qui assument leur engagement de désobéissance civile face à un gouvernement qui ne respecte pas celui qu’il a pris : de notifier à l’Union Européenne, fin novembre 2007, la clause de sauvegarde sur le maïs Mon 810 (le seul autorisé à la culture).
Défendons nos droits !! Pour les Générations Futures !!
SdN LV - Karine Plantier 06.26.96.17.67 / 02.40.63.87.34
Télécharger le document d'information (213 K°, PDF, 2 pages)
mardi 1 janvier 2008
Nos meilleurs voeux pour la nouvelle année !
L'association Solidarités Ecologie et ses candidats vous présentent leurs meilleurs voeux pour la nouvelle année 2008. Que les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, collectivement et individuellement, débouchent sur autant d'opportunités de créer le monde solidaire et respectueux que nous désirons !
Nous aurons plusieurs rendez-vous cette année, dont celui de l'élection cantonale du 9 mars à laquelle ce blog est dédié. Qu'ils soient fructueux !
Accès aux bords de l'Erdre : intervention de Jean Paul MINIER au conseil municipal de La Chapelle, décembre 2007
Je partage tout à fait la prise de position du conseil municipal pour l'accès aux rives de l'Erdre pour tous.
Depuis de nombreuses années je demande avec la population chapelaine et des autres communes, la libre circulation des promeneurs et piétons sur l'ensemble des rives de celle qui a été nommée la plus belle rivière de France.
Cette revendication n'est pas nouvelle, personne ne peut dire qu'il n'est pas au courant, elle date du siècle passé. Je rappellerais ici une première pétition en 1962 à La Chapelle-sur-Erdre qui avait recueilli 836 signatures sur environ 2 000 habitants ; une autre en 1972 avec 850 signatures ; ensuite, les nombreuses manifestations dans les années 70 pour "Erdre pour Tous", à La Chapelle ou à Sucé-sur-Erdre. Toute cette histoire est compilée dans un document retracer dans ce document qui vient d'être réédité et qui est une mine d'or " d'archives, de déclarations et de courriers. Il prouve qu'il y a longtemps que l'Erdre devrait être accessible à tous.
En 1912, un rapport de l'Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées indique : "Dans le cas de l'Erdre, la servitude se réduit à un marchepied (3,25 m de largeur) sur chaque rive". "L'Administration devrait faire démolir les constructions empiétant sur le marchepied et dresser des contraventions de grande voirie".
En 1953, une lettre du Ministre à l'Ingénieur en Chef : "Votre interprétation paraît inexacte. Je vous invite à donner de nouvelles instructions afin qu'il soit dressé contravention à l'encontre des riverains de l'Erdre qui se cloraient ou planteraient à une distance inférieure à 3,25 m du bord de la rivière".
A cette époque : collectivité, préfecture, propriétaires ont fait la sourde oreille pour permettre à quelques privilégiés de profiter seuls des rives de l'Erdre.
Plus près de nous, en février 2000, cinq associations chapelaines ont remis 3 024 signatures au Commissaire Enquêteur de l'Enquête Publique concernant le chemin piétonnier de la Grimaudière à la Gandonnière. Ce chemin est apprécié aujourd'hui par des milliers de personnes et il n'est certainement pas question de le remettre en cause.
La loi du 30.12.2006 conforte et motive encore plus ceux qui réclament la justice sur les rives de l'Erdre. L'Erdre fait partie du domaine public et le public doit pouvoir y accéder comme aux bords de mer.
Je rappelle que cette loi a été signée par le Président de la République et le Premier Ministre de l'époque mais aussi par le Ministre de l'Intérieur et de l'aménagement du territoire qui est devenu Président.
Les articles concernés ne sont soumis à aucun décret d'application. Donc cette loi est applicable dès le lendemain de la signature.
Pourtant, un an après, rien n'a bougé : les clôtures, les barrières, les barbelés dans l'eau existent toujours, barrant le passage aux piétons et promeneurs. Et pire encore, quand des promeneurs regroupés dans un collectif en juin et octobre de cette année ont longé l'Erdre comme le prévoit la loi, ceux qui ne respectent pas la loi (donc "les hors la loi") ont porté plainte et c'est ceux-là même qui veulent l'application de la loi qui ont été convoqués à la gendarmerie ! Un comble quand même ! Y aurait-il encore deux poids, deux mesures ????
Je demande que cette loi soit appliquée tout de suite ; pour que barbelés, grillages, murs, clôtures disparaissent rapidement et qu'enfin le passage devienne effectif sur les rives de l'Erdre ; ainsi le feuilleton commencé il y a plus de 100 ans se terminera.
Je demande que le nouveau gestionnaire de l'Erdre, le Conseil Général ainsi que les Maires des communes limitrophes fassent respecter la loi sur leur territoire.
Je vous signale que le Comité "Erdre pour tous" qui regroupe 35 associations organisera le 18 mai prochain une promenade familiale sur les rives de l'Erdre qui j'espère sera dégagée de toutes clôtures.
Vous êtes tous cordialement invités. .
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